Michel Barnier : « Les politiques sociales doivent désormais être conçues en commun par l'État et les départements »

La crise est-elle désamorcée ? Lors de la clôture des assises des Départements de France à Angers (Maine-et-Loire), le 15 novembre, le Premier ministre a promis « de réduire très significativement » l'effort demandé aux départements dans le projet de budget 2025.

Les départements, déjà fragilisés, dénonçaient, depuis plusieurs semaines, une répartition inéquitable des efforts financiers demandés dans le projet de loi de finances (PLF) 2025, supportant à eux seuls près de 44 % de la charge totale de 5 milliards d'euros d'économies pour les collectivités, soit 2,2 milliards d'euros.

Dans un bras de fer avec l'État, les présidents de départements de droite et du centre ont brandi, la veille de la venue du Premier ministre, le 14 novembre, la menace de suspendre le versement du revenu de solidarité active (RSA) et d’arrêter de prendre en charge les nouveaux mineurs non accompagnés (MNA), pour protester contre les ponctions budgétaires prévues en 2025. « Nous sommes dans une situation paradoxale et inédite : jamais les départements n’ont été aussi attendus dans leur mission aux côtés des plus fragiles ; et en même temps, jamais ils n’ont été aussi menacés dans leur existence », a alerté François Sauvadet, le président de Départements de France (DF), dans son discours d'ouverture du congrès.