La CNCDH rappelle à l'État français son obligation de se conformer aux jugements de la CEDH, notamment en ce qui concerne la protection des mineurs non accompagnés.
Dans une déclaration adoptée le 26 septembre en assemblée plénière, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) exhorte les autorités françaises à respecter « l'obligation d'exécuter » tous les avis et décisions de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).
[DECLARATION]
— CNC Droits Homme (@CNCDH) September 27, 2024
La France doit respecter toutes les décisions de la @ECHR_CEDH, c'est le rappel que vient de faire la #CNCDH dans une déclaration adoptée hier en assemblée plénière. #DroitsHumains #CEDH #Justice #EtatDeDroithttps://t.co/tp4iH8y9GH pic.twitter.com/QM6WOqbvig
La France a été régulièrement sanctionnée par la CEDH depuis 1981 et « s’est conformée, avec plus ou moins de célérité, à ses arrêts », observe l'avis.
« Sur des sujets dits "régaliens", tels que la situation des mineurs isolés étrangers ou les conditions de détention dans les prisons, les pouvoirs publics peinent à mener les réformes qui s’imposent pour garantir le respect effectif de la Convention », déplore la CNCDH.
Le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe, composé de représentants des gouvernements des 46 États membres, assure une « surveillance continue » de l'exécution des arrêts et des décisions de la CEDH. « Les affaires restent sous surveillance jusqu'à l'adoption de l'ensemble des mesures requises. La surveillance est alors close par l’adoption d’une résolution finale », explique le Conseil de l’Europe.
