Si la France a, jusqu'à présent, eu moins recours aux tiers de confiance que ses voisins européens, la loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants entend inverser la tendance. Alors qu'en métropole, l'accueil d'un enfant par un proche est peu développé, en Outre-mer la pratique est plus avancée. Le sujet a fait l'objet d'un débat lors des Rencontres territoriales de la protection de l’enfance en Outre-mer, le 30 novembre, à la Réunion. Explications.
Au 31 décembre 2020, 12 900 enfants en France ont été confiés par un juge à un tiers digne de confiance, cela représente 7% des enfants confiés. « Ce sont des chiffres à prendre avec précaution du fait de la difficulté statistique pour apprécier la part des enfants accueillis chez un proche », souligne Marion Cerisuela, chargée de mission à l' Observatoire national de la protection de l'enfance (ONPE), lors des Rencontres territoriales de la protection de l’enfance en Outre-mer, le 30 novembre, et ajoute qu'il n'y a pas de données nationales sur les tiers administratifs. « Les travaux sur le sujet de l'accueil des enfants chez un proche sont rares mais ils en soulignent l’intérêt. Les travaux de Catherine Sellenet font apparaître que cet accueil permet à l’enfant d’échapper à la stigmatisation d’un placement en institution, de s’ancrer dans un chez-soi où la mémoire familiale est présente, de pouvoir compter sur quelqu’un et pour quelqu’un », souligne la chargée de mission de l'ONPE.
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